L’animateur, le contenu de nos ateliers et les jours de stages

Pour l’année 2019/2020

1 – STAGE  encadré par Pascal Thétard du Collectif artistique EutectiC

Organisation : La Parolière 

Date : 25 et 26 janvier 2020

Titre : Mais que nous cachent les contes ?

Public : conteurs amateurs confirmés

Nombre de stagiaires maximum : 12

Recherche : Passer par le dialogue et la mise en jeu pour découvrir la poésie et le sens caché des contes.

Contenu :

  • Travail sur la narration simple pour que chacun cherche sa voix de conteur.
  • Travail sur la mise en jeu du corps dans l’espace.
  • Etre à l’écoute du conte et à la chasse des clichés.
  • Travail sur le dialogue : être à l’écoute de l’autre.

Dans vos bagages :

Lire et relire mais ne pas survoler le conte de Blanche Neige.

Une tenue décontractée et des chaussures souples.

Lieu : centre social, place Jacques Brel, Saint Brice Courcelles.

Tarif : 100 € + 10 € adhésion

Repas du midi : partage des plats et boisson apportés par les participants.

 

2 – STAGE  encadré par Pascal Thétard du Collectif artistique EutectiC

Organisation : La Parolière 

Date : 1er et 2 février 2020

Titre : Le plaisir par les contes

Public : Pour tous ceux qui ont envie de raconter/ conteurs débutants

Nombre de stagiaires maximum : 12

Recherche : –travail sur la narration simple pour que chacun cherche sa voix de conteur.

Contenu :

  • Travail sur la narration.
  • Travail sur l’adresse à une assemblée.
  • Pourquoi les contes sont-ils encore d’actualité ?

Dans vos bagages : une tenue décontractée et des chaussures souples.

Lieu : centre social, place Jacques Brel, Saint Brice Courcelles.

Tarif : 100 € + 10 € adhésion

Repas du midi : partage des plats et boisson apportés par les participants.

 

3 – STAGE  encadré par Nathalie Léone

Organisation : La Parolière 

Date : 14 et 15 mars

Titre : Conter à plusieurs

Public : conteurs amateurs confirmés

Nombre de stagiaires maximum : 12

Recherche : explorer et affiner l’art du conteur par le processus de l’improvisation orale.

Contenu : jeux sur la langue, les mots, la structure de l’histoire et travail sur l’imaginaire par des improvisations.

Les images vont se structurer en histoires, en récits courts souvent à plusieurs.

Dans vos bagages : une tenue décontractée et des chaussures souples.

Lieu : centre social, place Jacques Brel, Saint Brice Courcelles

Tarif : 100 € + 10 € adhésion

Repas du midi : partage des plats et boisson apportés par les participants.

 

4- STAGE encadré par Nathalie Léone

Organisation : centre social et Parolière

Date : du 17 au 21 février  (4 ateliers de 3 h)

Public : adolescents, animateurs, conteurs amateurs de la Parolière

 

 

5 – Ateliers  encadrés par Pascal Thétard du Collectif artistique EutectiC

Organisation : La Parolière 

Date : 4 ateliers : samedi 12 octobre / samedi 8 février

Matin : de 9 h à 12 h   – après-midi de 14 h à 17 h

Public : conteurs amateurs confirmés

Nombre maximum par ateliers : 6 conteurs/ 2 ou 3 projets

Objectifs :

  • accompagner les groupes dans leur recherche.
  • guider le travail de répétition.
  • entretenir et maintenir le niveau de narration.

Contenu : chaque groupe proposera 20 mn maximum d’un extrait de projet.

Selon les pistes de réflexion suggérées par Pascal, le groupe travaillera en semi/autonomie.

Restitution à la fin de la séance.

Obligations : avoir un projet travaillé en groupe (de 2 à 3 personnes)

Tarif :   30 € par atelier

 

Pascal Thétard

Pascal Thétard conteur professionnel du Collectif artistique EutectiC nous parle.

Vidéo de Pascal Thétard : clickez sur ces mots pour ouvrir la vidéo

Pourquoi se former à raconter des contes avec Pascal ?

Nous réduisons souvent le conte populaire à de petites histoires anodines pour endormir les enfants. Je crois que c’est parce qu’on en a peur et à juste titre!

Qu’on l’appelle conte populaire, ou traditionnel, ou conte merveilleux, quand il est raconté avec cœur et vérité, il devient subversif.

Le conte remet en cause tout ce qui est établi, il invite à agir, à prendre en main, à ne pas se laisser berner  par les discours moralistes, ou fatalistes ou financiers.

Le conte ne connait pas les frontières, les mêmes trames ou squelettes d’histoires se retrouvent dans le monde entier. Les langues, les cultures donnent à toutes ces histoires des visages différents mais le cœur bat et l’air est toujours respiré de la même façon.

Il n’y a pas de baguette magique dans le conte merveilleux. Le merveilleux ne s’opère que si tout est en accord avec l’ordre cosmique, que si le cœur est en accord avec son environnement, avec la nature, les vents les pluies et les étoiles.

Je ne connais pas de conte réactionnaire ou s’il est entendu comme tel c’est qu’il est mal servi. Le conte invite toujours à aller de l’avant, mais jamais dans l’égoïsme.

Chacun de nous peut être en fonction des âges de sa vie Prince ou Princesse, Roi ou Reine et enfin tous nous serons sorcière ou sorcier (celle ou celui que les initiations puis les vicissitudes de la vie a amené au savoir). Pas besoin de posséder, pas besoin de commander, et s’il s’agit de guerroyer, c’est avec soi-même pour atteindre ces états d’être.

 

Le conte populaire fait peur parce qu’il nous met face à nous-mêmes.

C’est en prenant le risque de sa propre parole que l’on découvre un conte, pas en recrachant texto ce que l’on a entendu ou lu.

Lors des ateliers et des stages, j’invite chacun à trouver sa voix et sa voie dans les contes.

Je pense que chacun de nous a un registre d’histoires qui lui convient, encore faut-il le découvrir. Nous nous y attelons. Une fois cette voie empruntée et après quelques histoires bien digérées, rien n’empêche d’aller tester d’autres chemins.

Pour conter il est également nécessaire de savoir poser sa voix, donc de la trouver. Très souvent mis en situation de raconter un registre imaginaire, nous perdons notre voix pour en prendre une formalisée et scolaire. C’est tout un travail  que de s’en rendre compte et d’y remédier !

Trouver sa voix c’est assumer d’être, avoir plaisir à être, être là pleinement présent dans son histoire et à tout instant. C’est avoir la modestie d’être au service de l’imaginaire, de lui ouvrir la porte et le laisser prendre toute son ampleur.

Trouver sa voix peut faire peur car c’est être enfin libre de dire sans se regarder, sans s’écouter, sans s’autocensurer.

Nous nous « entrainons » à être là dans l’atelier ou devant des auditeurs pour raconter une histoire qui apparemment ne veut rien dire, n’a pas d’utilité immédiate, bref ne sert pas à grand-chose et pourtant c’est en étant dans sa voix et dans un état d’abandon du quotidien que l’histoire révèle toute sa vérité intemporelle et qu’elle parle et soigne au plus profond de chacun d’entre nous.

Chacun est invité à découvrir le conteur caché en lui et à le laisser s’exprimer en pleine lumière. Il y a autant de conteurs différents que d’individus dans l’atelier. Il n’y a pas de formatage ni de règles préconçues.

Les ateliers sont un lieu de paroles de vies car les contes sont les métaphores des vies. Grace aux contes, sans se dévoiler, on parle de qui nous sommes face aux différents âges de la vie, face à la naissance, la maternité, la paternité et la mort. On peut raconter une même histoire pendant des années. Si elle n’est pas récitée, elle prend des couleurs différentes avec l’âge, les points forts se déplacent, ce ne sont pas tout à fait les mêmes pensées qui sont partagées.

L’atelier et les stages sont des moments privilégiés où l’imaginaire nourrit la parole, la rénove, la rajeunie. Ce sont de riches occasions de rompre avec le traintrain, de prendre de la distance avec le quotidien pour y revenir avec fraicheur et entrain.

Enfin et surtout dans ces ateliers nous renouons avec le plaisir de la concentration et de l’écoute respectueuse. Il n’y a jamais de jugement, mais partage de points de vue.